Supprimer vos données de Criteo
Criteo est l'entreprise française derrière une bonne part des publicités qui vous « suivent » d'un site à l'autre. Voici ce qu'elle dit détenir, ce qui repose sur votre consentement, ce qui n'en dépend pas, et comment l'arrêter — d'après sa politique publicitaire, lue le 12 octobre 2026.
Ce que fait Criteo
Criteo affiche, sur les sites et les applications de ses partenaires éditeurs, des publicités pour des produits que vous avez regardés, mis au panier ou achetés chez des marchands clients. C'est le reciblage publicitaire : l'article consulté hier sur un site de vente revient aujourd'hui dans un encart publicitaire d'un site d'actualité. Elle sait aussi choisir une publicité selon le contenu de la page que vous lisez.
Ce que Criteo détient sur vous
Criteo écrit ne traiter aucune donnée qui vous nomme directement — ni votre nom, ni votre adresse électronique en clair. Ce qu'elle traite est rattaché à des identifiants :
- l'identifiant de son cookie dans votre navigateur, l'identifiant publicitaire de votre téléphone, de votre tablette ou de votre télévision connectée ;
- des identifiants transmis par les marchands : une adresse électronique ou un numéro de téléphone hachés, un numéro de carte de fidélité ;
- des événements d'achat : produits vus, mis au panier ou achetés, avec la date, l'heure et la page ;
- des informations techniques (appareil, navigateur, langue, adresse IP) et une localisation approximative, à l'échelle de la ville, déduite de l'adresse IP.
Consentement d'un côté, intérêt légitime de l'autre
En Europe, la pose du cookie de Criteo et la publicité personnalisée reposent sur le consentement que recueille le site visité, dans sa bannière de cookies. Refuser dans cette bannière, ou y retirer son accord plus tard, est donc le premier geste. D'autres usages — attribuer une vente à une campagne, détecter la fraude, entraîner ses modèles, facturer — reposent sur l'intérêt légitime de Criteo : contre ceux-là, c'est le droit d'opposition de l'article 21 du RGPD qui joue. Criteo indique conserver ces données 13 mois à compter de leur collecte, avant de les effacer ou de les agréger.
La démarche
La page « vos droits » de sa politique ouvre la demande d'accès, d'effacement ou d'opposition ; la même politique propose de désactiver ses services dans chaque navigateur et dans chaque application. Comme ses données ne sont rattachées qu'à des identifiants de navigateur ou d'appareil, la désactivation agit là où elle est faite : un ordinateur, puis le téléphone. Sans réponse à une demande écrite sous un mois, la CNIL peut être saisie gratuitement.
Bon à savoir
Le 15 juin 2023, la CNIL a infligé à Criteo une amende de 40 millions d'euros : absence de preuve du consentement, information incomplète, demandes d'accès et d'effacement mal traitées. La décision relevait que Criteo déclarait environ 50 millions d'identifiants en France. Le Conseil d'État a rejeté son recours le 4 mars 2026.
Ce que nous avons lu
Cette page résume la politique de confidentialité publicitaire de Criteo (« Ads Privacy Notice »), en vigueur depuis le 17 juillet 2026, lue le 12 octobre 2026. Elle n'en recopie rien : une politique change, relisez-la avant d'écrire.
- Délibération de la CNIL SAN-2023-009 du 15 juin 2023 (Légifrance)
- Conseil d'État, 4 mars 2026, n° 482872 (Légifrance)
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